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Des bons et des mauvais jeux Deux ans en moyenne sont nécessaires pour développer un jouet et 90% des prototypes n’aboutissent pas. C’est que les jouets, surtout s’ils sont destinés aux tout-petits, doivent satisfaire à un certain nombre de critères de sécurité et de solidité et correspondre à leurs attentes. Herman Fisher et Irving Price l’ont compris avant les autres : pour savoir si un jouet plaît aux enfants, rien de tel que de les observer jouer en direct. Aussi, la marque Fisher Price a été la première à se doter d’un Play Lab (laboratoire de jeux) où les enfants, observés par les chercheurs derrière des glaces sans tain, testent les jouets de demain. Une recette qui a fait le succès de la marque : pyramide d’anneaux, téléphone, tableau des découvertes, maison, etc., sont autant de best-sellers qui n’ont pas pris une ride. Les autres fabricants ont suivi et chacun y va de ses tests. Stimulés par les "bons" jouets, les enfants sont-ils plus précoces ? A en croire les études réalisées par Fisher Price, la réponse est oui et les jouets réservés autrefois à la tranche d’âge 4-5 ans sont aujourd’hui utilisés sans problème par les 2-3 ans. Il faut dire qu’à la lumière des connaissances actuelles, notre regard sur bébé a changé. Considéré comme une personne, il est amené à faire des expériences plus tôt. Mais acceptons malgré tout qu’il ne s’intéresse pas dès 18 mois aux jeux de société ou à l’ordinateur, dernières trouvailles des fabricants.
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