Jouer, c’est apprendre !
Le droit à jouer figure dans la Convention des droits de l’enfant. C’est dire si c’est une affaire sérieuse. Car, en jouant, on apprend des tas de choses : la notion de grand et de petit en enfilant les anneaux de différentes tailles dans le bon ordre, celle de pesanteur quand le jouet tombe par terre, celle du plein et du vide en transvasant de l’eau…
Jusque vers 5 ans, apprentissage et jeux d’ailleurs se confondent, y compris à l’école, où les programmes de maternelle s’appuient essentiellement sur des activités ludiques. Jouer sert à développer le sentiment d’exister, à découvrir le monde des objets, les autres, ainsi que ses propres possibilités. Cela permet à l’enfant de progresser dans les domaines sensoriel, moteur, affectif et social, et plus tard intellectuel. Pour Jean-François Cesaro, psychiatre, "le sens profond du jeu est de permettre à l’enfant de rencontrer et d’agir sur le monde dans lequel il va vivre".
Mais si le jeu est utile et même indispensable, les parents ne doivent pas pour autant être conditionnés au fait que chaque jeu ait un intérêt. Jouer pour apprendre, non. En fait, "jouer, c’est apprendre". L’apprentissage est un bénéfice secondaire du jeu, qui doit rester un plaisir, même si les parents que nous sommes sont rassurés sur le développement de leur bambin en le regardant jouer.
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