Marie, 34 ans, raconte sa période polygame
“J’ai connu trois garçons à la fois, il y a un an. ça a duré cinq mois, le temps de guérir. Ils m’ont aidée à guérir. Je leur en serai toujours reconnaissante. L’homme que j’aimais profondément venait de me quitter dans des circonstances plutôt douloureuses. Nous avions vécu ensemble longtemps. Difficile d’encaisser une épreuve pareille. On se sent nulle.
Le seul moyen de s’en sortir, c’est parfois d’aller aux extrêmes. Alors, pour me secouer, j’ai fait la folle. Je manquais tellement d’affection, je me sentais si laide et si seule que j’ai multiplié les aventures. Trois de ces aventures sont vite devenues tendres. Il y avait mon cavalier du lundi, celui du mardi et celui du mercredi, puis rebelote, selon l’emploi du temps… J’étais libre. Eux, un peu moins. Ils se partageaient mon agenda selon leurs disponibilités.
Le problème, évidemment, c’était d’éviter la jalousie. Nécessairement, la solution, c’était d’échapper à tout engagement véritable. Deux de mes cavaliers ne pouvaient pas s’engager, heureusement : le premier avait une femme, et l’autre une psychanalyste. Quant au troisième, eh bien, le troisième, il vit maintenant avec moi. C’est le seul à qui je n’ai jamais rien dit concernant les autres.
suite...