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Puis vous avez voulu approcher de plus près la NDE…
Fin 1994, j’étais en crise : la recherche universitaire ne pouvait répondre à toutes mes questions. Il me fallait vivre le phénomène de l’intérieur. J’avais entendu parler par des Gabonais d’expériences initiatiques dans la forêt des Abeilles : "Ils tuent le corps et on voyage au pays des ancêtres." Je suis partie très rapidement. En arrivant sur place, en janvier 1995, j’ai appris que j’allais devoir mâcher des racines d’iboga. Très amère, leur écorce contient une substance qui, prise à dose toxique, provoque un coma.
J’étais déterminée, comme chercheuse et comme être humain, mais pas inconsciente. J’avais pris mes renseignements (il est très rare de ne pas se réveiller et le pourcentage de NDE est important) et des garanties sur place, pour le sérieux de l’expérience.
Expérience réussie ?J’ai bien été plongée dans une sorte d’inconscience pendant une nuit et dans un état intermédiaire pendant quatre jours. J’ai volé comme un avion dans des paysages lumineux mais avec toujours la volonté de trouver ce qu’il y avait derrière. Nouveau paysage, un peu étrange, où j’ai failli m’arrêter mais je courais après autre chose : le Tout Autre, expression que je préfère à "Dieu". La perception est arrivée... pour le moins dérangeante : pas commode, pas reposante, en tout cas pas humaine.
suite...
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